Le trottoir était tout fissuré et ondulé, comme de petites collines, et les mauvaises herbes se frayaient un chemin à travers le ciment. Je devais quand même y faire du patin à roulettes, parce qu'ils ne voulaient pas me perdre de vue et qu'ils pouvaient me regarder depuis la balançoire sur le porche de la vieille maison. C'était difficile de faire du patin à roulettes, je tombais tout le temps et j'avais des plaies aux genoux... Parfois, quand ils me laissaient seule au 102 pour aller au magasin, j'allumais la radio et je dansais dans toute la pièce. Je montais sur les meubles et sautais du canapé au lit et à la chaise, sautant et virevoltant tout le temps.